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Édito 30 juin : Cultiver l’intimité avec Dieu

En ces derniers jours de juin, alors que s’ouvrent les deux mois des congés scolaires et universitaires, alors que la plupart d’entre nous quitteront la ville pour au moins quelques semaines, on pense spontanément vacances. Vacances… Qui dit vacances dit repos. Qui dit vacances dit détente. Qui dit vacances dit changement : changement d’air, changement d’activités, changement d’environnement. Et pourquoi par changement de rapport avec Dieu ?

Pendant les vacances, nous avons normalement plus de temps libre. Parfois, on constate que les personnes qui ont programmé des temps de prière dans leurs journées de travail perdent leurs repères lorsque leur organisation change et que, paradoxalement, elles prient moins les jours de repos que les autres jours. Mais est-ce cela que Dieu attend de nous ? Il me semble, au contraire, que le moment des vacances, où nous avons davantage le temps de prier, pourrait être une période où l’on cultive de façon plus engagée l’intimité avec Dieu.

« Intimité… » Le mot ne nous vient pas spontanément aux lèvres lorsqu’on parle des rapports avec Dieu. Et c’est dommage, car le Dieu biblique nous offre aimablement ce type de relation. Jésus est Parole de Dieu. La Bible est une parole sur la Parole. Par elle, Dieu nous parle. C’est lui qui engage la conversation. Il nous revient alors de fréquenter la Bible au moins plusieurs minutes par jour. Et puisque Dieu nous parle, nous sommes aussi invités à lui répondre. Lui répondre, pas seulement en lui adressant des prières apprises par cœur, mais en inventant des prières que la fréquentation des textes bibliques ou d’autres textes spirituels nous inspire.

Vivre en intimité avec quelqu’un suppose de passer du temps avec lui. Dans une journée de vingt-quatre heures, nous disposons de quatre-vingt-seize quarts d’heure. Si nous en offrons un à Dieu en ne faisant rien d’autre, pour vivre un moment d’intimité avec lui, nous lui offrons environ le centième de notre temps. Cela n’a rien d’excessif ! Si nous passons avec Dieu davantage de temps, c’est mieux, mais le quart d’heure quotidien me semble être le minimum vital. Certes, nous avons besoin de nous détendre, de nous divertir. Mais si le divertissement nous détourne de l’intimité divine, il ne joue plus son rôle et devient même pervers.

Alors, les vacances ne sont-elles pas la période idéale pour vivre des moments d’intimité avec Dieu ? A chacun de voir comment il répondra à cette question.



Michel Quesnel, prêtre à Saint-Bonaventure et à l’Hôtel-Dieu

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