EDITOS

Edito du 9 avril 2021 - De Quasimodo à la Miséricorde

 

 

 

Naguère, on appelait le dimanche après Pâques « Dimanche de Quasimodo ». « Quasimodo » signifie « comme ». Ce nom venait de la traduction latine de la 1ère épître de Pierre, dont un passage est cité dans l’antienne d’ouverture de la messe : « Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait pur de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut » (1 Pierre 2,2). C’est le pape Jean-Paul II qui, en avril 2000, décida d’en faire le Dimanche de la Divine Miséricorde. Il se fondait sur l’évangile du jour, où Jésus ressuscité se manifeste à dix disciples en leur disant : « Recevez l’Esprit Saint. A qui vous remettrez les péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus » (Jean 20,22-23). Jésus fondait ainsi le sacrement de la réconciliation, sacrement par excellence de la miséricorde divine.

Une semaine après, Thomas étant présent, il lui offrit de toucher ses mains et son côté, pour conforter sa foi défaillante : autre geste de miséricorde pour sortir un disciple d’un doute destructeur. Le Ressuscité veut notre bien. A Saint-Bonaventure, nous célébrerons la divine miséricorde en offrant le sacrement des malades au cours de la messe de 16h, le samedi 10 avril. Mais elle dépasse ceux qui le recevront. Les doutes, les souffrances, les maladies de chacun, le Christ les prend entièrement sur lui pour les présenter à son Père, et passer sur elles le baume de son divin amour.        

 

P. Michel Quesnel

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Edito du 2 avril 2021 - « Relève-toi ! »

Notre foi n’admet pas de point final. Au cœur même de la nuit noire, il y a toujours l’espérance qui advient. « C’est incroyable cette capacité que vous avez, vous les chrétiens, à ne jamais baisser les bras ! ». Mon interlocuteur – disons admiratif- ne soupçonnait pas vraiment qu’il m’arrivait d’éprouver le goût amer du découragement. « Le démon de mon cœur s’appelle « A quoi bon ? » avait déjà écrit Bernanos.

Mais il est vrai aussi que notre foi, chaque jour interpellée, ballotée même, nourrie de Pain et de Parole, arrive mystérieusement à engendrer, au moment favorable, un frémissement de vie et un souffle d’espérance. Nous croyons en dépit de tout, parce que la présence de Jésus ressuscité, vainqueur de toute mort, nous remet sur pied. Et nous nous remettons en chemin. Cet appel au cœur de l’Evangile, « Relève-toi ! » doit être le fil rouge de notre vie.

Et bien, en ces temps incertains, alors que nous nous demandons comme les femmes qui se rendaient à la tombe : « Qui nous roulera la pierre de l’entrée du tombeau ? », il est bon d’accueillir et de célébrer l’inattendue Bonne Nouvelle de l’aube de Pâques : « Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : il est ressuscité, il n’est pas ici ; voyez l’endroit où on l’avait déposé… Il vous précède en Galilée. C’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit. »

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P. Patrick ROLLIN +
Recteur St Bonaventure/Chapelle Hôtel-Dieu

Basilique Saint-Bonaventure

7 place des Cordeliers

BP 2092

69226 Lyon cedex 02

Accueil : 04 78 37 83 55 

Sacristie : 06 62 78 36 46

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