ÉDITOS

La famille Lefèvre :

Témoignage-débat et concert

Vendredi et samedi 6 & 7 mai 

à 20h30

 

La famille Lefèvre, grande gagnante de l'émission "La France a un incroyable talent", vous donne bientôt rendez-vous à Lyon!

Les membres nous feront profiter de leur expérience et de leur voix, en deux moments...

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ÉDITO

Éditorial du 20 mai:  « Synode: l'Esprit-Saint et nous-mêmes » 

 

Le passage des Actes des Apôtres que nous entendons ce dimanche à la messe fait état d’une question qui a surgi dès les premiers temps de l’Eglise : devait-on imposer aux païens convertis à la foi chrétienne les exigences légales et rituelles du judaïsme ? En effet, des gens venus de Judée et d’Antioche enseignaient les nouveaux chrétiens en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »

Un différend de cette importance ne pouvait être tranché en dehors des apôtres et des anciens de Jérusalem. Ceux-ci décidèrent d’accueillir les païens sans les soumettre à l’ensemble des observances juives. Or, la lettre de l’assemblée de Jérusalem était ainsi formulée : « L’Esprit- Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci... »

« L’Esprit-Saint et nous-mêmes... » C’est ainsi que la communauté s’approprie la parole de Jésus rapportée dans l’évangile de ce 6° dimanche de Pâques : « Le Défenseur, l’Esprit-Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

Par la vertu de l’Evangile dit la constitution Lumen Gentium, l’Esprit- Saint « fait la jeunesse de l’Eglise et la renouvelle sans cesse ». L’acteur principal de toute assemblée chrétienne n’est autre que le Saint-Esprit. Au moment où la consultation des baptisés de notre diocèse fait remonter sa contribution dans le cadre de la démarche synodale en cours, écoutons ce que l’Esprit dit aujourd’hui à l’Eglise quant au premier rang des attentes figure le souhait d’une Eglise « plus fraternelle et moins dans l’entre-soi ». Et comme le dit le Pape François n’oublions pas que le chemin est aussi important que le texte, qu’il ravive en nous le sens de cette merveilleuse présence de l’Esprit pour apprendre à discerner les signes des temps où le Ressuscité nous donne aujourd’hui rendez-vous.

 

   P. ROLLIN

   Recteur St Bonaventure/chapelle Hôtel-Dieu

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Éditorial du 13 mai : « Le signe distinctif » 

 

Certains portent un petit «pin’s» au blouson; d’autres expriment leurs convictions ou leurs appartenances par un style vestimentaire, un quartier d’habitation ou un langage particulier. Nous avons besoin de nous retrouver avec d’autres qui nous ressemblent et de définir les paramètres de nos préférences : supporters de tel ou tel club de sport ; électeurs de tel ou tel parti politique ; fans de telle star ou sur Facebook ami d’une vedette de cinéma. Chaque groupe possède sa propre définition.

Et les chrétiens ? Entrent-ils dans les mêmes catégories ? A quoi les reconnaît- on ? L’évangile de ce dimanche évoque un critère surprenant. La parole de Jésus étonne par son silence sur tous ces signes qu’un sociologue pourrait relever ou comptabiliser. Mais cette parole étonne également par son affirmation à la fois forte et limpide : ce seront nos manières d’aimer qui deviendront un langage sans ambigüité possible : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Cela signifie que, pour l’essentiel, l’identité chrétienne ne réside ni dans l’appartenance confessionnelle, ni dans la pratique cultuelle, ni dans tel ou tel conformisme sociologique. Non pas que ces divers éléments soient négligeables. Simplement, ils renvoient au cœur de l’attitude chrétienne : l’amour que nous aurons les uns pour les autres. Or l’amour fraternel est plus exigeant qu’une déclaration de principe. Ce que nos contemporains attendent, ce n’est pas d’abord que nous exhibions nos références doctrinales, mais que notre pratique quotidienne réalise le commandement de l’amour.

Inversement il ne suffirait pas d’éprouver ou de cultiver quelques sentiments altruistes pour se dire disciples de Jésus mort et ressuscité. Le Seigneur nous appelle à aimer comme lui-même nous a aimés. Et quelle est donc cette manière ? « Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie... » Donner sa vie, voilà un bien grand mot pour l’étroitesse de nos cœurs... car donner sa vie, c’est se laisser habiter, envahir par autant de visages que sont des frères et des sœurs à aimer... c’est laisser la vie passer à travers nous, dans un élan qui nous dépasse, parce qu’elle vient d’une source qui est très en amont de nous-mêmes et qu’elle se perd dans un océan beaucoup plus vaste que nos cœurs, l’évènement de la Résurrection du Seigneur. Oui, c’est là que sont les vrais commencements et de nous et de tout.

   P. ROLLIN

   Recteur St Bonaventure/chapelle Hôtel-Dieu