EDITOS

Edito du 15 janvier 2021 - Couvre-feu

 

 

 

 

« Couvre-feu »

Métro, boulot, dodo… Nous allons encore davantage vivre au rythme de ce morne triptyque maintenant que le couvre-feu est avancé à 18h. Nous voilà en effet obligés d’annuler les célébrations de fin d’après-midi, comme la messe du dimanche soir et en semaine la messe des étudiants et la prière du jeudi soir… autant de rendez-vous qui permettaient en ces temps incertains de veiller à notre vie de foi et de garder des liens alors que la précarité et l’isolement font leur travail de sape.

 

On parle à raison de crise sanitaire, de crise économique et de crise sociale. Mais cette pandémie met aussi à mal notre vie en Eglise. Beaucoup « décrochent ». Le journal La Croix titrait récemment « à la recherche des fidèles disparus ». Dans cet article le quotidien soulignait que même si la proportion de « décrocheurs » depuis la première suspension des offices, en mars dernier, est difficile à évaluer et qu’il varie selon les territoires, on estime cependant jusqu’à un tiers le nombre de fidèles qui ne reviennent plus à la messe du dimanche depuis le début de la crise sanitaire.

 

Une chose est sûre, les confinements ont précipité l’éloignement d’une bonne partie des fidèles âgés qui, par crainte de contracter le virus, a basculé vers les offices à la radio, les réseaux sociaux ou vers la messe télévisée. Nombreux sont aussi ceux qui, à tout âge, soucieux de participer à l’effort collectif contre la propagation du Covid-19, préfèrent encore s’abstenir de revenir à la messe. Et il ne faut pas sous estimer non plus que la suspension des messes a bousculé certains pour qui la fidélité à ce rendez-vous était déjà vacillante.

 

Mais au-delà de toutes ces raisons bien compréhensibles, comment ne pas entendre aussi ce que fait valoir cette fidèle âgée : « Et puis de toute façon, si je ne retourne pas à la messe, à qui manquerai-je ? ». Une réflexion qui pose la question de la difficulté de bâtir une véritable vie fraternelle, communautaire, surtout en ville où, une fois la messe terminée, nous filons comme des flèches du parvis chez nous. Une réflexion qui va bien au-delà de l’horaire du couvre-feu et qui nous rappelle, en écho à l’évangile de ce dimanche, que la rencontre avec le Seigneur passe par une rencontre de proximité, passe d’André à Simon, passe de cœur en cœur. Une rencontre fraternelle. Alors même si à cause du couvre-feu les horaires du soir sont bousculés, ne ratons pas les rendez-vous du dimanche. « Venez et vous verrez ! »

    P. Patrick ROLLIN +

    Recteur St Bonaventure/Chapelle Hôtel-Dieu

PRECEDENT EDITO

Edito du 8 janvier 2021 - Quelques chose de neuf !

 

 

 

 

« Quelque chose de neuf ! »

 

  Une meilleure année, n’est-ce pas notre vœu le plus cher ? 2020 a été en effet une bien étrange année : confinée, masquée, télé-travaillée, endeuillée. Une année bien triste et douloureuse. C’est donc sans regrets mais pas sans rancune que nous avons dit adieu à 2020 en espérant qu’elle laisse vite à l’an neuf le soin de nous réjouir sous le bleu du ciel et le goût de l’avenir.

   2021 une année meilleure ? Même si nous ne sommes jamais à l’abri du pire, et puisque 2020 est très loin d’un 20/20, pas difficile de faire mieux ! Nous savons qu’il y aura des bonnes nouvelles, de bons moments, même si des difficultés il en surgira aussi. Alors qu’elle soit heureuse ou plus rude, souhaitons de trouver en nous les ressources intérieures pour traverser cette année et en faire une meilleure année.

  Et puisque ce dimanche, comme chaque année à la même époque, nous fêtons le baptême du Seigneur et qu’en toute logique nous faisons mémoire de notre propre plongée dans les eaux baptismales, comment ne pas redonner vigueur à notre baptême, à ce don précieux reçu de Dieu et toujours le nourrir ? Il ne suffit pas d’être baptisé pour être chrétien ; il faut sans cesse animer et réanimer ce premier sacrement pour qu’il prenne dans le temps tout son souffle.

   2021 une année meilleure ? Et bien souvenons-nous que le baptême c’est la force de notre vie en Dieu. Le baptême du Seigneur nous permet sans cesse d’être renouvelés, de cultiver notre force intérieure pour rester sereins dans l’incertitude, forts pour désarmer le découragement, bienveillants pour conjurer le ressentiment, persévérants dans la générosité, constants dans la justice et tout le reste nous sera donné de surcroit.

   Alors pour que cette année soit meilleure, pleine de promesses à découvrir, à accueillir, à investir, ne laissons pas le trésor de notre baptême sans valeur : en nous, Dieu a mis tout son amour. Faisons avec Lui des jours qui viennent quelque chose de neuf !

   Bonne et meilleure année à chacun et à tous au souffle de l’Esprit !

    P. Patrick ROLLIN +

    Recteur St Bonaventure/Chapelle Hôtel-Dieu

(1) Mgr Matteo Zuppi, archevêque de Bologne.

Basilique Saint-Bonaventure

7 place des Cordeliers

69002 Lyon

Accueil : 04 78 37 83 55 

Sacristie : 06 62 78 36 46

Une question ?

Pour ne rien rater