Éditorial du Dimanche 25 janvier 2026
- igignoux
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Dernière mise à jour : il y a 3 jours
La Galilée est le point de départ de la mission de Jésus, nous dit l’Évangile de ce dimanche.
Pourquoi la Galilée ?
Parce que c’est d’abord le lieu de l’enfance et de la jeunesse de Jésus, temps essentiel de maturation humaine personnelle avec ses parents et la vie sociale, qui ont contribué à forger son humanité dans le silence.
Rien ne nous est dit de cette période de la vie de Jésus, comme pour nous rappeler que la maturation d’une personnalité ne se fait pas sous les feux de la rampe, ni dans l’agitation permanente.
Puis Jésus se rend à Capharnaüm.
C’est une ville particulièrement importante dans les Évangiles, car c’est la ville de Pierre et André, de Jacques et de Jean, les premiers disciples, ceux qui sans rien dire acceptent de suivre aussitôt le Christ à son appel, ceux qui vont dès lors constituer avec Jésus la première communauté apostolique, la première Église.
Cette proximité avec Jésus va leur permettre de se laisser enseigner par Lui, d’accepter de découvrir Dieu à travers son Fils.
Ils sont dans l’humble démarche de l’accueil pour que leur mission soit fructueuse. Nous sommes tous appelés à vivre cette humble démarche, accueillant ce que nous donne et ce que nous dit l’Église, chargée par le Christ de conduire son peuple.
Nous pouvons parfois souffrir de la violence de certaines prises de parole de personnes, clercs ou laïcs, qui s’opposent aux décisions du Pape, laissant penser qu’elles ont la vérité, qu’elles sont plus à même que le Pape de dire ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. C’est une prétention à se prendre pour la vérité qui brise l’unité de l’Église.
Ce fut récemment le cas à propos de la décision de l’Église, le 4 novembre dernier, de ne plus reconnaître deux titres appliqués à la Vierge Marie, en raison de leur ambiguïté, les titres de co-rédemptrice et de médiatrice de toutes grâces.
Le Pape Benoît XVI, grand théologien, avait déjà évoqué leur inopportunité.
Cette mise au point n’entache en rien l’amour que nous pouvons avoir pour Marie, au contraire, car elle est la coopératrice de son Fils pour la réalisation de la Rédemption, la Mère de Dieu, la Mère de l’Église et notre Mère.
Je ne peux que vous inviter à lire et à méditer ce texte, La Mère du peuple fidèle, pour découvrir la richesse de la figure de Marie qui transparaît dans toute l’Écriture, dans toute l’histoire de l’Église, et qui faisait dire à saint Augustin, « c’est plus pour Marie d’être disciple du Christ que d’avoir été sa mère » (Sermon 72) et d’être donc, pour nous, le modèle du véritable disciple, comme nous y invite notre compatriote lyonnais, le bienheureux Antoine Chevrier.
Tout cela doit nous inciter à une fidélité toujours plus grande au Christ et à l’Église, dans l’humilité et la confiance.
Mgr F. DUTHEL




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