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Éditorial du Dimanche 1er Mars 2026

  • 25 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 févr.

Le tocsin des Évangiles a sonné.


Le Christ nous attend les bras ouverts pour que nous revenions à lui, le cœur meurtri et brisé. Nos pensées ne doivent plus nous gouverner, mais celles du Christ, oui. Que notre

intelligence ne soit pas une forteresse d'orgueil, mais qu'elle se laisse éclairer par l'Esprit Saint.


« Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux. » (Joël 2, 13).


L'instrumentalisation de notre foi à des fins personnelles ou idéologiques nous éloigne de la vérité. Parfois, nous nous disons chrétiens sans incarner véritablement le Christ dans nos vies. Le risque est grand de s'enfermer dans ses propres certitudes au lieu de suivre le Seigneur, devenant ainsi indifférents à l'existence même de l'autre.


Depuis toujours, la dynamique même de la figure chrétienne est de marcher avec les pauvres et de faire preuve d'humilité. Nous développons parfois un christianisme qui semble réservé à une élite ; or, le Christ nous appelle à la simplicité.


« Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ! » (Luc 6, 20).


Avons-nous perdu ce sens de l'humilité et de la pauvreté de cœur ? Qui donc est mon prochain ? Une personne qui me ressemble ou une personne différente de moi ? Quand Jésus nous invite à nous aimer, il ne nous demande pas de sélectionner ceux qui sont dignes de notre amour.


« Et qui est mon prochain ? » (Luc 10, 29).


Revenons sur les pas de notre baptême. Ne nous contentons pas de participer aux liturgies de l'Église si notre cœur reste fermé à la douleur du frère. Si notre foi ne se traduit pas en actes de charité, nous manquons notre vocation.


Notre siècle est traversé par des crises, mais c'est le moment le plus opportun pour être de véritables témoins. Être catholique n'est pas une question d'origine, de couleur ou de drapeau. C'est une question de foi et de principes vécus dans l'amour universel.


« Il n'y a plus ni Juif ni Grec... car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » (Galates 3, 28).


Ce temps de Carême nous invite à une réconciliation vivante au Christ. Prenons ce temps pour effectuer un "baptême de nos pensées" afin qu'elles soient imprégnées de Celui qui est la seule Vérité. Que ce chemin nous conduise ensemble vers la joie de la Résurrection.


Charbel, étudiant en droit en service civique à Saint-Bonaventure


© M. Charbel, 2026. Tous droits réservés. Toute reproduction ou utilisation de ce texte sans autorisation préalable de l’auteur est interdite.

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