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Éditorial du Dimanche 18 janvier 2026

Des journées ordinaires

 

Depuis lundi dernier, nous sommes entrés dans le temps ordinaire au plan liturgique. Mais « ordinaire » ne signifie pas « banal ». Chaque journée peut être riche à condition que nous en prenions les moyens.


La vie ordinaire demande que nous prenions des moments d’intimité avec les gens qui nous aiment et que nous aimons. Tel est le cas de Dieu dont l’amour pour chacun de nous est considérable. Les moments d’intimité avec Dieu s’appellent la prière ; des temps de prière avec Dieu en ne faisant rien d’autre. On peut prier en conduisant sa voiture ou dans les transports en commun, mais ce n’est pas suffisant. Pendant que je donne de mon temps à Dieu, lui se donne à moi. Rappelons cette invitation qui se trouve dans le Sermon sur la Montagne : « Toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret ; il te le revaudra » (Matthieu 6,6).


Une journée de vingt-quatre heures comporte quatre-vingt-seize quarts d’heure. Si nous en donnons un à Dieu, nous lui donnons environ un centième de notre temps, ce temps qui est notre bien le plus précieux ; un quart d’heure, c’est vraiment le minimum ! Et même si l’on est pressé le matin, il faut prendre au moins cinq minutes pour confier sa journée à Dieu ; autrement, elle risque d’être inconsistante.


La vie ordinaire demande également que nous alimentions notre vie spirituelle. Nous alimentons notre corps entre deux et trois fois par jour. Il convient également que nous alimentions notre vie spirituelle. Dans ce domaine, se nourrir, c’est fréquenter la Parole de Dieu. L’apôtre Paul écrit dans sa 2ème lettre à Timothée : « Tous les textes de l’Ecriture sont inspirés par Dieu ; celle-ci est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera bien armé, il sera pourvu de tout ce qu’il faut pour faire un bon travail » (2 Timothée 4,16-17).


Oui, l’Ecriture est un armement, un équipement qui permet de bien vivre et de faire du bon travail.


Ces deux moments, le temps de prière et le moment de fréquentation de l’Ecriture, méritent d’être programmés. Sans eux, nous risquons de vivre n’importe comment.


Et puis il y a tout ce qu’on ne programme pas : l’imprévu, une visite inattendue, un appel au secours, etc. Saint Vincent de Paul disait que, lorsqu’on est dérangé dans ses prières et que l’on répond à un appel venant d’un malade, on quitte Dieu pour Dieu : « S’il faut quitter l’oraison pour aller à ce malade, faites-le et ainsi vous quitterez Dieu à l’oraison et vous le trouverez chez ce malade. » Et encore : « C’est quitter Dieu pour Dieu. »


La prière et la fréquentation de l’Ecriture aident à avoir cette disponibilité. Alors, en ce début du temps ordinaire, je nous adresse des vœux pour que notre vie ordinaire soit riche et féconde. Prenons-en les moyens.

P. Michel Quesnel

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