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Vidéo : Homélie de la messe chrismale


“Nous l’avons entendu dans l’Evangile, le Christ est consacré par l’onction et envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, pour ouvrir les yeux, pour délivrer. Il est le grand prêtre par excellence. La messe chrismale met en lumière le sacerdoce ministériel, celui de l’évêque (qui possède la plénitude du sacerdoce, comme nous le dit le concile Vatican II) et celui de ses collaborateurs : les prêtres qui sont marqués par l’onction, et aussi envoyés pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Aujourd’hui avec la crise des abus, le ministère du prêtre est interrogé, le prêtre lui-même est parfois soupçonné, contesté. On répète également qu’il faut être attentif à ne pas mettre le prêtre sur un piédestal et c’est vrai, ils ne sont que des hommes.


Mais aujourd’hui, puisque la providence a fait de moi votre évêque, à vous les prêtres, je voudrais dire merci. Merci d’avoir consacré votre vie à ce ministère magnifique, inouï. Merci car grâce à vous, le Christ prêtre continue son œuvre parmi nous.

Je voudrais vous dire ma gratitude, et celle du peuple de Dieu. Je voudrais aussi vous encourager à persévérer dans la fidélité à la mission reçue, mieux : à choisir la sainteté. Ainsi que nous l’entendrons dans un instant, au moment du renouvellement de vos promesses, je vous encourage à vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus et à chercher à lui ressembler. Oui, cherchez à ressembler à Jésus. Il était toujours prêt à partir à la recherche de la brebis perdue. Iil passait en faisant le bien, toujours attentif et attentionné vis-à-vis de celui qui a le cœur brisé ou qui se sent exclu. Cherchez à ressembler à Jésus. Il avait le courage de dénoncer l’injustice, mais il était aussi doux et humble de cœur, et surtout il nous a dévoilé l’amour infini de Dieu pour chacun d’entre nous sans exception.

Cherchez à ressembler à Jésus. Il priait souvent, intensément, parfois la nuit entière. Il s’est dépossédé de lui-même pour faire la volonté de son Père, jusqu’à la croix. Bien sûr, nous le savons bien, ni vous ni moi ne sommes Jésus ; et sans cesse nous devons être vigilants pour rester dans une attitude de service, pour ne pas confondre pouvoir spirituel et domination. Et il faut parfois lutter en nous-mêmes, résister pour ne pas reprendre la main sur la mission reçue. On peut être tenté parfois de la considérer comme notre affaire, notre projet, ou d’y chercher notre propre intérêt. Mais ça vaut le coup de se battre, car au soir de notre vie, nous serons heureux, non pas de ce que nous aurons fait par nous-mêmes, mais de ce que nous aurons permis au Christ de faire à travers nous.


Chers frères prêtres, aujourd’hui faisons le choix d’un véritable détartrage spirituel ! Rejetons tout ce qui nous empêche d’être totalement transparents à l’œuvre de Dieu ! Frères et sœurs, le sacerdoce ministériel (celui des prêtres) est au service du sacerdoce commun à tous les baptisés. Nous les prêtres, sommes à votre service. Il y a plusieurs membres dans le Corps du Christ, et tous sont utiles. En plus des prêtres, il y a les diacres. Leur mission principale est d’aller vers tous ceux qui ne sont pas là, ceux qui sont empêchés (malades, prisonniers), ceux qui ne se sentent pas à leur place dans nos communautés, mais aussi ceux qui n’ont pas entendu parler de la récompense éternelle (dont parle Isaïe). Tous ceux-là manquent au corps du Christ. Il y a aussi les religieux et les personnes consacrées dont le témoignage si précieux nous rappelle que nous sommes de passage sur cette terre et que Dieu seul peut combler un cœur.

Mais nous tous baptisés, quelle que soit notre vocation, notre état de vie, nous sommes le Corps du Christ et c’est le Christ total, tête et corps qui est consacré et envoyé. Et donc nous sommes tous consacrés et envoyés.


Frères et sœurs, aujourd’hui je prie le Seigneur pour vous qui êtes là, ou qui nous suivez à distance, je demande au Seigneur qu’il répande sur votre âme une onction d’huile sainte spirituelle, une onction de cette huile qui réconforte, qui console, qui guérit, en particulier pour vous qui peinez sous le poids du fardeau. Frères et sœurs, à vous aussi je voudrais dire merci, merci d’être des témoins de l’Espérance dans ce monde où beaucoup cherchent un sens à leur vie. Je voudrais vous dire merci, et je demande au Seigneur de vous renouveler dans l’onction de votre baptême, et de vous envoyer : allez vers les malades, vers ceux qui souffrent. Grâce au réconfort que vous recevez de Dieu, vous pouvez réconforter ceux qui pleurent. Je demande au Seigneur de vous renouveler dans l’onction de votre baptême et de vous envoyer vers ceux qui sont enchainés, addicts ou esclaves du péché, ceux dont les yeux sont aveuglés par une idéologie qui les éloigne de Dieu, et vers ceux qui n’ont pas la chance de connaitre Jésus.


L’huile des catéchumènes que je bénirai dans un instant nous rappelle qu’aujourd’hui le Seigneur Jésus attire à lui de plus en plus de personnes (jeunes et adultes). Et nous prions particulièrement pour eux en ces jours. Nous avons besoin de laïcs prêts à se former pour les accompagner et en faire des disciples. Si le Seigneur vous appelle pour cette mission, n’ayez pas peur de vous rendre disponibles.

L’huile des catéchumènes, qui rend fort dans les luttes de la vie chrétienne, rappelle aussi que la suite du Christ est parfois un combat. Chers Frères et sœurs, comme dit saint Paul, revêtez l’équipement de combat, quittez la tristesse d’une vie chrétienne médiocre, faites le choix de la sainteté et soyez prêts à faire face aux assauts du mauvais. Votre force, c’est le Christ, cherchez sans cesse sa grâce, pour qu’elle vous rende forts contre les tentations, et doux face à ceux qui vous entourent.


Répandez autour de vous la bonne odeur du Christ. Le monde n’a pas besoin de zombies le nez scotché à un écran, le cœur souillé par la pornographie ou abrutis par des vidéos sans intérêt. Il a besoin de saints brûlants de charité, attentifs aux petits, ne détournant pas leur regard de ceux qui galèrent ; il a besoin de chrétiens missionnaires, zélés pour annoncer le salut à toutes les nations, à commencer par nos voisins.


« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture que vous venez d’entendre » dit Jésus. Aujourd’hui le Seigneur demande : qui enverrai-je ? n’est-ce pas le moment de répondre : me voici ?”

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