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Éditorial du Vendredi 22 Mars 2024

Avec le dimanche des Rameaux, nous entrons de plein pied dans la grande semaine de Pâques, la Semaine entre toutes les semaines, le sommet, le centre et le cœur de notre foi chrétienne. Tout au long de notre vie, nous devons nous référer au grand mystère qui y est dévoilé : le Fils de Dieu qui se donne par amour pour les pécheurs que nous sommes. Nous n’aurons jamais fini de méditer un si grand mystère. La liturgie des Rameaux nous met devant un paradoxe, car nous y entendrons deux textes en apparence tout à fait opposés.


Un événement où Jésus est glorifié : c’est son entrée à Jérusalem comme roi ; un événement où Jésus est bafoué, humilié condamné à mort et finalement crucifié, comme un bandit. De nombreux liens sont possibles entre les deux textes. Tout d’abord, le même peuple acclame Jésus et le condamnera à mort quelques jours plus tard. C’est le signe de l’inconstance à laquelle nous faisons face, nous aussi, dans notre vie humaine, chrétienne et spirituelle. Ensuite, nous avons l’âne, que les disciples ont libéré pour le donner à Jésus, qui est pour nous une invitation à nous libérer de nos chaines, de notre péché, pour recevoir Jésus et le porter au monde. Les rameaux brandis, préfiguration du bois de la croix, nous rappellent que nous devons sans cesse nous tourner vers la Croix du Christ, regarder Celui qui a été transpercé, comme le dit l’Écriture, signe de notre libération du péché ; chaque fois que nous regardons un crucifix dans notre maison, crucifix qui doit être à la place d’honneur, nous devons rendre grâce au Seigneur pour sa souffrance et sa mort libératrices et rédemptrices. Enfin, les vêtements mis sous les pas de Jésus, sont le signe qu’il s’est dépouillé pour couvrir notre péché, comme Dieu avait fait, après le péché, des vêtements de peau à Adam et Ève, qui avaient constaté qu’ils étaient nus, parce que le péché nous enlève ce que nous avons de plus cher, notre dignité intégrale de fils de Dieu, que Jésus nous rend par son sacrifice sur la Croix.


Autant d’éléments qui associent les deux textes de ce dimanche et qui peuvent fortifier notre foi et notre désir de suivre le Christ, jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte. N’ayez pas peur de mettre la Croix du Christ à l’honneur dans vos maisons ! N’ayez pas peur d’inscrire sur vos corps, le matin et le soir, et au début des repas, la Croix du Christ ! Bonne semaine sainte à chacun pour que la lumière de la résurrection illumine vos cœurs, vos vies, vos familles et vos maisons !


Mgr François DUTHEL

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