Éditorial du Dimanche 1 février 2026
- 28 janv.
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Dernière mise à jour : 30 janv.
Bienheureux êtes vous !
Dans cet évangile, Jésus évoque pour nous ce qu’est le bonheur selon l’esprit de Dieu.
Le pape François, dans une homélie prononcée en Suède a expliqué que « les Béatitudes sont d’une certaine façon la carte d’identité du chrétien qui l’identifie comme disciple de Jésus . »
Mais dans le monde actuel qui va à l’encontre de ces valeurs, comment recevoir et accepter ce qui nous est proposé ?
Que signifie d’abord « les pauvres de cœur » ? La pauvreté intérieure est la condition nécessaire pour entrer dans le royaume, le pauvre est celui qui est humble sans doute aussi parce qu’il a été humilié, c’est celui qui ne se fie pas à ses propres forces mais qui attend tout de Dieu.
Bienheureux les pauvres, bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, bienheureux ceux qui pleurent.
Une énumération de tous ceux que nous avons toujours considérés comme des faibles, des incapables, des ratés alors que l’avenir n’appartient dans notre monde qu’aux battants, à ceux qui maîtrisent les nouvelles technologies, qui accumulent l’argent et la réussite sociale. Dieu nous donne une autre vision: l’avenir n’appartient qu’aux pauvres car ils sont les seuls à attendre quelque chose ou quelqu’un.Les riches qui croient maîtriser le le monde, connaissent une aisance financière, ont peur de perdre, peur de manquer, ils finissent par n’avoir que des besoins. En revanche ceux qui ont faim et soif de justice, vont se battre quand la dignité de l’homme n’est pas reconnue, ils vont être des artisans de paix.
Comme disciples et témoins de l’Évangile, nous sommes donc provoqués à revoir nos critères, on peut effectivement pleurer quand on considère l’état du monde mais il faut avoir le courage d’essayer d’aider ceux qui souffrent, ceux qui sont rejetés, seuls, en détresse.
La foi apparaît donc intimement liée au sens du service gratuit, comme le chante la prière scoute, issue de celle d’Ignace de Loyola : « À nous dépenser sans attendre d’autre récompense que celle d’avoir fait votre sainte volonté. »
Alors bienheureux sommes nous si nous nous comportons en disciples responsables dans la lutte que Jésus a inaugurée contre tout ce qui défigure l’homme.
Françoise Zehnacker




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