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Éditorial du 12 avril : "Six mois d’horreurs et l’espérance malgré tout"

Dimanche dernier, le 7 octobre, il y avait juste six mois que des musulmans fanatiques massacraient les citoyens d’un Etat du Proche-Orient, tuant 1.170 personnes et capturant 250 otages. Depuis, le premier ministre dudit Etat a envoyé des troupes et des bombes sur une étroite bande de territoire large d’environ dix kilomètres et longue d’environ quarante, tuant plus de trente mille personnes et faisant des dizaines de milliers de blessés, principalement des femmes et des enfants. Une exposition de photos de Mohammed Zaanoun s’est tenue du 2 au 10 avril à la Mairie du 1er arrondissement de Lyon, intitulée « Gaza, l’enfance blessée ». On a pu y voir les horreurs commises sur des enfants innocents de ce territoire.

A l’origine ? Une autre horreur, qui s’appelle le Nazisme, a tué des millions de Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Des organismes internationaux ont alors voulu donner aux Juifs un territoire du Proche-Orient où ils seraient à l’abri des persécutions, oubliant que ledit territoire contenait déjà des populations arabes qui n’avaient rien demandé ni aux Juifs, ni aux vainqueurs de la guerre. Et le conflit du Proche-Orient dure depuis quatre-vingts ans, atteignant en cette période un paroxysme qui s’ajoute à la guerre engagée par le pays le plus étendu du monde dans un pays européen.

En ce temps pascal, les citoyens des pays occidentaux sont spectateurs de ces horreurs. Comment peuvent-ils encore croire à la Bonne Nouvelle de la Résurrection ?

C’est impossible, à moins qu’elle ne soit d’un autre ordre. Les conflits et les horreurs dureront tant qu’il y aura des êtres humains sur cette terre. Le mal est présent partout, les bourreaux abondent, et les victimes surabondent.

Nous croyons simplement, grâce à la résurrection de Jésus, que telle n’est pas la destinée finale du monde. Il est sauvé par Dieu, les péchés les plus graves sont pardonnés, la vie durera plus longtemps que notre terre, et la lumière divine procurera à tous un bonheur sans fin. Cela s’appelle l’espérance, une vertu théologale qui demeure lorsque la foi s’estompe et que la charité est en péril. Merci à Charles Péguy de nous avoir rappelé la force de « La petite fille espérance ».


Michel Quesnel, prêtre à Saint-Bonaventure et à la Chapelle de l’Hôtel-Dieu        

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