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Découvrez « Lyon City - COVID19 » de Lyon Drone Service sur Vimeo.

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de la part de Jacqueline Guillot

Duec Lyon remercie toutes les personnes et les structures pour leurs initiatives qui  donnent et prennent des nouvelles des personnes isolées et  fragiles. C'est  être solidaire et cela passe par de petits gestes et intentions toutes simples, un appel téléphonique, un sms, un courrier!

Nous avons créer une chaine de solidarité entre tous les membres de DUEC pour garder le contact  en  ces temps de crise sanitaire et d'isolément et c'est  une nécessité pour certains qui souffrent psychologiquement de ne pas pouvoir sortir.   L'évolution si rapide et violente de l'épidémie de Covid-19  engendre chez beaucoup des sentiments d'angoisse ou de solitude, qui se rajoutent à l'anxiété sociale si présente en France et dans le monde entier depuis plusieurs semaines.

En ce temps de Carême , prenons le temps de prier Dieu, le Christ.  Qu'il nous aide , qu'il aide notre terre à trouver la paix, la confiance  et l'Espérance de Pâques.

Bien fraternellement.

Nuno

Groupe DUEC

C'était en mars 2020

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir

Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt

C'était en mars 2020

Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n'y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.

Mais le printemps ne savait pas, le temps d'aller au jardin arrivait, l'herbe verdissait

C'était en mars 2020

Les gens ont été mis en confinement pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d'autres valeurs. 

les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s'était arrêté, de l’économie qui a dégringolé

Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont  fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées

 

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé. le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants

 

Et c'est là que l'été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie

 

Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous et vous profiterez de la vie.

 

Anonyme, envoyé par Josiane Pradines-Grillet

Bonjour à tous,

 

aujourd'hui 20 mars 2020, c'est le printemps et il fait très beau.

 

Je vous espère toutes et tous en bonne santé et bien entourés.

En voyant le beau temps ce matin, j'ai pensé à la belle journée que j'allais pouvoir passer à lire devant ma fenêtr grande ouverte,sans aucun bruit dans la rue et sans pollution.

Je vais peut être vous ennuyer, mais je vais vous faire une petite chronique de mes premiers jours de confinement en espérant vous donner des idées d'occupation:

tout d'abord : génial on discute sans problème d'un immeuble à l'autre de chaque côté de la rue, j'ai découvert au 72 un jeune homme et son bébé, au 70 j'ai récupéré par une amie commune le telephone de la dame qui met des lampions, j'ai pu lui envoyer la vidéo faite par mon voisin du dessus pour qu'elle l'envoie à ses enfants, on a rendez-vous tous les soirs à 20h pour applaudir, et le 25 mars à 19h30 pour mettre nos lampions et prier avec les cloches des Eglises.

 

Mes petits voisins colocataires semblent raisonnables (??????) je pense qu'ils ont cours jusqu'à 16h30 parcequ'ils mettent la musique à 16h35. Si ils continuent comme ça je leur ferai un gâteau pour dimanche.

 

Mon voisin du dessus est en télétravail : un tee shirt bien correct en haut, mais en bas un vieux short de sport.

 

Famille, amis nous n'avons jamais autant pris le temps de discuter et de s'envoyer des bétises pour rire sur messagerie. Mais nous évoluons, nous avoons d'abord organisé des groupes de discussion WhatsApp, hier nous avons fait un apéritif en visioconférence (pas obligé de boire de l'alcool).

 

Sinon dans la journée : ménage (ce n'est pas ce que je préfère donc je distille pour en garder jusqu'à la fin ), lecture (j'avais beaucoup de retard), mots fléchés, télévision (KTO et les autres),

Et téléphone avec les retraités.

 

Ce soir 19h apéro fenêtres avec toute la rue.

 

25 mars 19h30 appel des évèques de France pour la Fête de l'Annonciation, les cloches des Eglises vont sonner, nous sommes tous appelés à mettre des bougies aux fenêtres.

 

J'envois ce message aux fidèles de Saint Bonaventure dont j'ai l'adresse, n'hésitez pas à faire suivre et à donner de vos nouvelles

 

Fraternellement, en communion de prière

 

Agnès Chavent

Et tout s’est arrêté…

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?

Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ?

Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

Après ?

Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?

Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?

Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

Après ?

Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?

Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

Après ?

Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?

Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

Après ?

Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

Sanctuaire Saint-Bonaventure - 7 place des Cordeliers - 69002 Lyon

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